Note de la rédaction : En 2025, la Chine a annoncé la création du Centre mondial pour le renforcement des capacités des femmes lors du Sommet mondial des femmes. Le centre a été inauguré et lancé par la Fédération des femmes de Chine et l’Agence chinoise de coopération internationale pour le développement (CIDCA), avec l’Université des femmes de Chine comme institution d’accueil. Le programme de formation au renforcement des capacités en matière d’éducation des femmes dans les pays en développement, lancé par la CIDCA et organisé par le Centre mondial pour le renforcement des capacités des femmes et mis en place par l’Université des femmes de Chine, s’est déroulé du 23 juin au 6 juillet. Le programme a réuni 29 stagiaires représentant divers pays et organisations internationales — notamment l’Égypte, la Barbade, Bahreïn, la Bulgarie, la Gambie, la Grenade, Kiribati, le Rwanda, l’Afrique du Sud, Nauru et la Commission de l’Union africaine. Ahood Ali Mashalla, enseignant de langue chinoise à la Faculté des lettres de l’Université de Mansoura, a déclaré que son voyage d’études en Chine lui a permis d’acquérir une compréhension plus approfondie de la Chine et des raisons du développement des femmes dans ce pays.
Ce programme de 14 jours m’a offert une nouvelle perspective sur la Chine et a transformé ma compréhension de la philosophie du pays en matière de développement social et de promotion de la cause des femmes.
Ma participation au séminaire m’a conduit à Pékin, Hangzhou (dans la province du Zhejiang) et Ningbo (dans le Zhejiang). J’y ai visité des universités, des entreprises privées et des organisations sociales chinoises. À travers divers formats tels que des voyages d’étude thématiques, des formations sur le terrain et des expériences culturelles, nous nous sommes imprégnés du rythme de développement de la Chine. J’ai fini par véritablement réaliser que la véritable Chine est bien plus vivante, multidimensionnelle et dynamique que les descriptions que l’on trouve dans les livres.
Témoin de l’essor et de la force des femmes chinoises
Ce qui m’a le plus marqué au cours de ce voyage d’étude, c’est la philosophie de développement selon laquelle la Chine intègre systématiquement et en profondeur la promotion de la cause des femmes dans le cadre global de la modernisation nationale.
Lors de visites d’entreprises à Hangzhou, j’ai découvert comment des entreprises aident davantage de femmes à renforcer leur employabilité et leurs compétences entrepreneuriales grâce à des leviers tels que l’innovation technologique, le numérique, la finance inclusive et la formation au commerce électronique. Au centre d’activités pour femmes de Ningbo, j’ai vu une grande variété de cours proposés, attirant de nombreuses femmes venues pour apprendre ou socialiser. L’accent mis par la Chine sur l’épanouissement des femmes se reflète non seulement dans l’emploi et l’autonomisation économique, mais aussi dans des domaines tels que l’apprentissage tout au long de la vie, le développement personnel et la participation sociale.
Le modèle pratique de l’école provinciale des cadres féminins du Zhejiang m’a particulièrement marqué et a été pour moi une grande source d’inspiration. En s’appuyant sur la préservation du patrimoine culturel immatériel, le gouvernement local favorise l’autonomisation ciblée des femmes. Grâce à des formations aux métiers de l’artisanat traditionnel, au développement de produits culturels et créatifs ainsi qu’à l’apprentissage du commerce électronique, le gouvernement local a mis en place une chaîne de valeur complète — allant de l’acquisition de compétences à la vente sur le marché, en passant par la création de produits. Cela permet aux femmes d’accéder à des emplois flexibles et d’augmenter leurs revenus en valorisant la culture traditionnelle.
Cela me fait également penser à certaines pratiques de l’Égypte en matière de préservation de l’artisanat traditionnel et de promotion de l’émancipation des femmes. Par exemple, dans mon pays, de nombreuses femmes ont non seulement préservé la culture locale grâce à l’artisanat — comme la broderie du sinaï, les tapis tissés à la main, le tissage nubien, la poterie et la confection d’ornements traditionnels — mais ont aussi progressivement transformé ces savoir-faire en un moyen d’augmenter leurs revenus et d’améliorer leurs conditions de vie. L’Égypte accorde une grande importance à la protection et à la transmission de sa culture traditionnelle. Cependant, la Chine privilégie une approche combinant formation professionnelle, développement de produits, création de marques et commerce électronique afin d'offrir un cadre plus propice à l’épanouissement de l’artisanat traditionnel. L’Égypte devrait s’en inspirer.
Apprendre de l’expérience chinoise pour aider les femmes égyptiennes à se développer
Nous avons également visité des entreprises scientifiques et technologiques. J’y ai été témoin de la formidable puissance de l’innovation technologique chinoise et j’ai compris comment la technologie transcende les barrières — telles que le genre, la géographie et la force physique — pour ouvrir des possibilités illimitées au développement des femmes.
Ce qui m’a le plus émerveillé, c’est la fusion entre la culture chinoise de la soie et des éléments technologiques modernes. L’éventail d’équipements d’affichage numérique de pointe a offert une expérience inédite et rafraîchissante. C’était la première fois que je prenais aussi clairement conscience que la culture traditionnelle de la soie peut non seulement être préservée, mais aussi revitalisée grâce à la technologie. Nous avons également visité un centre d’expérience technologique. C’était comme un monde futuriste, où j’ai pu constater les profonds changements que l’intelligence artificielle et la robotique ont apportés à la société. Les robots s’intègrent au quotidien de chacun de multiples façons et dans des secteurs très variés : de la restauration et de la vie domestique aux soins aux personnes âgées, en passant par l’éducation et la formation, le divertissement et la sécurité publique.
Ce séjour en Chine m’a non seulement révélé un pays plus ouvert et plus innovant, mais a aussi renforcé ma conviction que les femmes constituent une force indispensable au développement national et au progrès social.
J’espère intégrer les enseignements, les expériences et les connaissances acquis au cours de ce programme de formation dans mes futures activités d’enseignement et de recherche, afin de permettre à davantage d’étudiants de comprendre l’expérience de développement de la Chine. A l’avenir, je continuerai à soutenir les échanges entre les peuples ainsi que la coopération en matière de droits des femmes entre l’Éthiopie et la Chine. J’espère contribuer à bâtir un pont d’amitié et de compréhension mutuelle entre nos deux pays, et à favoriser la collaboration ainsi que le développement partagé entre les femmes de nos deux pays.
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