(Le 27 juin 2025)
China News Service : La réunion ministérielle des coordinateurs sur la mise en œuvre des actions de suivi du Forum sur la coopération sino-africaine s’est clôturée à Changsha, province du Hubei. Pourriez-vous en présenter les principaux résultats ? Quels progrès ont été réalisés concernant les initiatives initiées et mises en œuvre par l’Agence chinoise de coopération internationale pour le développement (CIDCA) ?
Li Ming : Le 11 juin, la réunion ministérielle des coordinateurs sur la mise en œuvre des actions de suivi du Forum sur la coopération sino-africaine s’est tenue avec succès à Changsha. Le président chinois a envoyé une lettre de félicitations, expliquant en détail l’importance de la solidarité et de la coopération entre la Chine et l’Afrique, et annonçant les mesures importantes prises par la Chine pour élargir l’ouverture et la coopération avec l’Afrique. Ces mesures ont fourni des orientations importantes à la Chine et à l’Afrique pour faire avancer main dans la main vers la modernisation et construire une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique à toute épreuve à l’ère nouvelle. Le président de la CIDCA, Chen Xiaodong, a assisté à la réuinon et rencontré des dirigeants de niveau ministériel de 20 pays africain, parvenant à des consensus importants de coopération.
Nous sommes fidèles à nos engagements et nous agissons en conséquence. En tant que l’un des trois organismes chefs de file du Comité de suivi chinois du Forum sur la coopération sino-africaine, la CIDCA fait activement progresser l’aide à l’Afrique et la coopération pour le développement dans le cadre de la mise en œuvre des « dix actions de partenariat ».
Nous contribuons à approfondir la coopération industrielle. Actuellement, la Chine fournit une assistance technique agricole à 21 pays africains et a envoyé plus de 200 experts agricoles. Le pays a fourni plusieurs lots d’aide alimentaire d’urgence aux pays africains qui en avaient besoin. La Chine et l’Afrique mettent conjointement en œuvre plusieurs projets de soutien aux parcs industriels couvrant des secteurs tels que les infrastructures énergétiques, la formation du personnel et le renforcement des capacités, ainsi que des projets de coopération dans les secteurs de l’énergie propre et du développement vert, notamment l’hydroélectricité, l’énergie photovoltaïque et l’approvisionnement en eau.
Nous impulsons l’amélioration continue de la coopération sanitaire. La Chine accorde soutien et assistance aux pays africains confrontés à des épidémies telles que la variole simienne (mpox) et le choléra, collabore à des projets pilotes d’élimination du paludisme et aide ces pays à moderniser ou à construire de nouvelles infrastructures médicales et sanitaires.
Nous aidons l’Afrique à renforcer son interconnexion. La Chine soutient le développement des infrastructures dans les pays africains. Tout en approfondissant la coopération dans des secteurs traditionnels tels que le rail, la route, l’aviation, l’énergie et les télécommunications, la Chine étend également sa collaboration à de nouveaux domaines comme l’économie numérique et les réseaux informatiques.
Nous aidons la partie africaine à renforcer ses capacités. La Chine mène des échanges sur la gouvernace de l’État et l’expérience en matière de développement dans les domaines du bien-être dont la connectivité, la santé et l’hygiène, la réduction de la pauvreté, l’agriculture ainsi que le commerce et l’investissement, via des mesures telles que la consultation sur les politiques et la formation spécialisée. Depuis le forum de l’année dernière, environ 15 000 professionnels issus de divers domaines ont été formés.
Nous continuons à soutenir les échanges humains et culturels entre la Chine et l’Afrique. La Chine aide les pays africains à améliorer leurs infrastructures culturelles et sportives, telles que les stades, les centres de radiodiffusion et les centres culturels. Le pays soutient les pays africains à établir des ateliers Luban et des instituts Confucius. Elle apporte un soutien en matière d’infrastructures et de capacités, ainsi qu’une formation liée à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse de 2026 en Afrique.
Nous mettons activement en œuvre l’Initiative pour le développement mondial (IDM). La partie chinoise met activement en œuvre la Déclaration conjointe Chine-Afrique sur l'approfondissement de la coopération dans le cadre de l'Initiative pour le développement mondial, signée par la Chine et les pays africains lors du sommet, et continue de bâtir un réseau de centres de promotion du développement mondial conjointement avec les pays africains.
China National Radio : Le deuxième sommet Chine-Asie centrale s’est récemment tenu à Astana, la capitale du Kazakhstan, et une liste de résultats comprenant plus de 100 points a été publiée. Nous constatons qu’au moins deux de ces mesures concernent directement la CIDCA. Comment la CIDCA prévoit-elle de mettre en œuvre ces mesures et de poursuivre la coopération pour le développement avec les pays d’Asie centrale ?
Li Ming : Le deuxième sommet Chine-Asie centrale s’est récemment tenu à Astana, la capitale du Kazakhstan, aboutissant à des résultats tangibles dans de nombreux domaines, notamment la coopération pour le développement. Notre agence profitera de ce sommet pour renforcer davantage la communication et la coordination avec les pays d’Asie centrale et pour approfondir continuellement la coopération pour le développement, tant sur le plan multilatéral que bilatéral.
Nous élaborerons scientifiquement des plans d’aide et renforcerons continuellement l’alignement des stratégies de développement avec les pays d’Asie centrale. Nous nous concentrerons sur l’étude et la mise en œuvre de projets d’aide dans des domaines tels que la santé, l’éducation, l’agriculture, les transports et la promotion du commerce, favorisant ainsi la construction conjointe de haute qualité de l’initiative « la Ceinture et la Route ».
Nous continuerons à mettre pleinement en œuvre l’engagement pris cette année d’octroyer 1,5 milliard de yuans d’aide sous forme de dons aux pays d’Asie centrale. Nous ferons avancer de manière coordonnée tant les grands projets phares que les projets de subsistance « petites mais intelligents ». Nous alignerons nos efforts sur les besoins de ces pays en matière de développement économique et social et d'amélioration du bien-être des populations. Nous accélérerons l’approbation et la mise en œuvre des projets d’aide. Nous stimulerons la relance économique tout en améliorant le bien-être des populations locales.
Nous coordonnerons et utiliserons efficacement les ressources telles que l'aide bilatérale, le Fonds pour le développement mondial et la coopération Sud-Sud, ainsi que le fonds spécial pour l’Initiative pour le développement mondial, afin de garantir que cette initiative produise des résultats concrets en Asie centrale. Nous poursuivrons activement notre coopération en matière de développement des ressources humaines, en offrant 3 000 opportunités de formation aux pays d’Asie centrale au cours des deux prochaines années, en renforçant les échanges sur la gouvernance publique et en formant davantage de talents dans divers secteurs pour soutenir le développement économique et social de ces nations.
Il existe un proverbe en Asie centrale : « l’harmonie et l’unité sont synonymes de bonheur et de prospérité ». Le ministre des Affaires étrangères Wang Yi a également déclaré que la Chine ne recherche jamais une modernisation qui ne profiterait qu’à elle-même ; elle s’engage au contraire en faveur d’un développement partagé et d’une coopération gagnant-gagnant avec les autres pays. La CIDCA prendra des mesures concrètes pour apporter un soutien tangible au développement économique et social des pays d’Asie centrale, œuvrant main dans la main avec eux afin d'ouvrir une large voie vers une modernisation partagée.
Phoenix TV : En mai, la quatrième réunion ministérielle du Forum Chine-CELAC (Communauté des États d'Amérique latine et des Caraïbes) s’est tenue avec succès ; à cette occasion, la Chine et les États membres de la CELAC ont élaboré conjointement un plan d’action pour la coopération dans des domaines clés (2025-2027). Pourriez-vous présenter les actions que la CIDCA entreprendra pour mettre en œuvre ce plan ?
Li Ming : La quatrième réunion ministérielle du Forum Chine-CELAC s’est tenue avec succès le 13 mai à Beijing. Le président chinois a assisté à l’événement et a prononcé une allocution importante. Ce dernier a dressé un bilan systématique de l’expérience réussie du développement des relations entre la Chine et des pays d’Amérique latine et des Caraïbes (ALC) et a annoncé le lancement de cinq initiatives majeures — axées sur la solidarité, le développement, la civilisation, la paix et les échanges humains — consolidant ainsi le fondement politique, favorisant la prospérité partagée, approfondissant l’apprentissage mutuel entre les civilisations, préservant la stabilité régionale et renforçant l’amitié entre les peuples, tout en traçant une voie claire pour bâtir une communauté d’avenir partagé Chine-ALC.
« La véritable amitié ne connaît pas de distance ; même par-delà les vastes océans, nous restons de proches voisins. » Malgré les grandes distances qui les séparent, le soutien de la Chine aux pays d’ALC n’a jamais faibli. En amont de cette réunion, la CIDCA a proposé diverses initiatives, telles que des projets de subsistance « petits mais intelligents » et des programmes de formation des ressources humaines, ainsi qu’une série de mesures d’aide adaptées à chaque pays. Ces propositions ont été chaleureusement accueillies par la partie latino-américaine et ont contribué de manière significative à enrichir les résultats de la réunion tout en renforçant son efficacité globale.
À l’avenir, la CIDCA se concentrera sur les questions de développement et promouvra activement la mise en œuvre de l’Initiative pour le développement mondial (IDM) dans la région Amérique latine et Caraïbes. Nous ferons progresser avec vigueur la coopération dans le cadre de l’IDM et bâtirons des partenariats de développement de haute qualité. Entre 2025 et 2027, nous offrirons 10 000 opportunités de formation en Chine aux membres de la CELAC et lancerons 300 projets d'aide aux moyens de subsistance, qualifiés de « petits mais intelligents ». Par ailleurs, nous fournirons un soutien en matière de prévention et d’atténuation des catastrophes, dans la limite de nos capacités et adapté aux besoins réels des États membres de la CELAC.
Le Quotidien du Peuple : Parmi les nombreux événements diplomatiques du chef d’État qui ont eu lieu cette année, nous avons vu se concrétiser des résultats et des initiatives tangibles en matière de coopération pour l’aide à l’étranger au développement des ressources humaines, et des efforts s’étendent sur cinq continents et touchent plus de cent pays. Pourriez-vous nous donner un aperçu de la manière dont mon pays mène ce type de coopération ?
Li Ming : Merci de votre attention.
La coopération en matière de développement des ressources humaines constitue une pratique concrète dans la mise en œuvre de sa philosophie de développement centrée sur la population et dans la promotion de la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité. Elle illustre également de manière exemplaire l’approche chinoise de l’aide à l’étranger, fondée sur le principe « d’apprendre à pêcher ». Ces dernières années, nous soutenons pleinement la diplomatie de notre chef d’État et coordonnons activement l’annonce ainsi que la mise en œuvre intégrale d’initiatives de coopération en matière de développement des ressources humaines, dans le cadre de diverses plateformes multilatérales et bilatérales telles que le Sommet Chine-Asie centrale, le Forum Chine-CELAC, les sommets des BRICS, le Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) et le Forum de coopération sino-arabe.
La Chine dispose d’une tradition de coopération en matière de développement des ressources humaines dans le cadre de l’aide à l’étranger. Depuis plus de 70 ans, nous nous attachons à répondre aux besoins concrets et aux impératifs de développement des pays du Sud global, en partageant sans réserve des technologies de pointe, une expertise en gestion et des philosophies de développement. En apportant un soutien intellectuel visant à renforcer les capacités de développement du Sud global, nous avons amélioré les conditions de vie des populations et apporté des bénéfices tangibles aux communautés locales. En s’appuyant sur des programmes de formation à court et moyen terme en Chine, des cursus diplômants, des missions d’expertise à l’étranger et des programmes de volontariat pour les jeunes, nous avons organisé environ 15 000 programmes de formation au profit de plus de 180 pays et organisations, couvrant 17 secteurs et plus de 100 domaines spécialisés, incluant plus de 500 sessions consacrées à la gouvernance publique. Au total, nous avons formé plus de 500 000 professionnels, renforçant ainsi efficacement les capacités de développement dans les domaines concernés au sein de ces pays.
En tirant parti de la technologie Juncao acquise en Chine, des stagiaires rwandais sont rentrés au pays afin de créer des entreprises de production, aidant ainsi plus de 50 000 agriculteurs locaux à sortir de la pauvreté et à atteindre la prospérité. Les stagiaires irakiens ont ramené dans leur pays la nouvelle méthode de fixation du sable « la grille d’herbe » acquise en Chine et ont obtenu des résultats positifs en matière de contrôle de la désertification. Les stagiaires togolais mettent en œuvre les politiques de réduction de la pauvreté et les expériences pratiques acquises en Chine pour aider les villages et leurs habitants à atteindre la prospérité, renforçant ainsi les capacités locales en matière de réduction de la pauvreté et de développement. Des stagiaires afghans ont mis en pratique les connaissances acquises en Chine concernant le commandement des opérations de secours, le déploiement et les protocoles de sécurité, et ont réussi à prévenir un incident secondaire à la suite d’une explosion à Kaboul, sauvant ainsi la vie d’un plus grand nombre de civils afghans. Des stagiaires nigérians ont activement œuvré à l’élaboration de directives pour l’exploitation minière artisanale, favorisant ainsi le développement durable du secteur minier. On ne compte plus les exemples similaires.
Ces dernières années, nous avons ouvert la voie à de nouvelles approches et à de nouveaux modèles, renforçant la solidarité et la coopération avec les agences de développement et les organisations internationales du monde entier. Nous explorons activement des initiatives de formation conjointe trilatérales en partenariat avec des nations développées telles que l’Allemagne et Singapour, ainsi qu’avec des organismes internationaux comme le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), afin de mutualiser des ressources complémentaires pour renforcer les capacités des pays en développement.
À l’avenir, la Chine continuera d’accélérer la mise en place d’un système de coopération internationale multidimensionnel, global et en trois dimensions pour le développement des ressources humaines, de partager la philosophie de développement et l’expérience de la modernisation à la chinoise, d’apporter la sagesse chinoise au développement mondial et d’insuffler la force de la Chine dans la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.
Agence de presse Xinhua : Suite au séisme d'une magnitude de 7,9 qui a touché le Myanmar le 28 mars, la Chine a rapidement fourni une aide humanitaire d’urgence. Pourriez-vous nous donner des précisions sur la valeur de l’aide acheminée par la Chine à ce jour, sur la situation générale ainsi que sur les projets d’aide éventuelle ?
Li Ming : La Chine et le Myanmar sont des voisins proches reliés par des montagnes et des rivières, partageant une profonde amitié « pauk-phaw ». Immédiatement après le violent séisme survenu au Myanmar le 28 mars, la Chine a annoncé l’octroi au pays d’une aide humanitaire d’urgence de 100 millions de yuans. Face à l’aggravation de la situation catastrophique, la Chine a annoncé une aide humanitaire d’urgence supplémentaire d’un milliard de yuans. La Chine a été le premier pays à annoncer une aide au Myanmar, le premier à dépêcher une équipe de secours, le premier à secourir des survivants du séisme et le premier à installer des centres de secours dans la zone touchée. La Chine a également déployé le plus grand nombre d’équipes et de personnels de secours, jouant un rôle essentiel dans les opérations d’aide, le sauvetage de vies humaines et la réinstallation des populations après la catastrophe. La Chine a également collaboré avec des organisations internationales, dont le PAM, l’UNICEF et le HCR pour fournir une aide alimentaire et un soutien psychologique aux enfants touchés au Myanmar par l’intermédiaire du Fonds pour le développement mondial et la coopération Sud-Sud, soutenant ainsi le relèvement et la reconstruction du pays après la catastrophe. À ce jour, la Chine a livré avec succès au Myanmar des fournitures de secours, dont des tentes, des couvertures, des produits pétroliers raffinés, des logements préfabriqués, des blocs opératoires mobiles, des médicaments et des vaccins, et a dépêché des équipes de sauvetage d’urgence, des équipes sanitaires et de prévention des épidémies, ainsi que des groupes d’experts chargés de l’évaluation des dégâts, de l’inspection des structures et de la protection du patrimoine culturel.
En fournissant une aide humanitaire d’urgence au Myanmar à la suite du séisme, la Chine a mis concrètement en œuvre les principes de sa diplomatie de voisinage : « amitié, sincérité, bénéfice mutuel et inclusivité ». Cette initiative témoigne de la profonde amitié unissant les deux voisins, ce qui est marquée par le soutien mutuel et la solidarité dans l’adversité, et constitue une illustration concrète de la construction d'une communauté d’avenir partagé dans le voisinage. Le pays a suscité des éloges unanimes de la part de tous les secteurs des deux pays ainsi que de la communauté internationale. À l’avenir, la Chine se tient prête à fournir l’assistance nécessaire en fonction des besoins du Myanmar tout en mettant l’accent sur la reconstruction post-catastrophe ainsi que sur la prévention et la préparation aux catastrophes, afin d’aider la population birmane à reconstruire ses foyers.
The Paper : Nous avons constaté que des responsables de la CIDCA ont récemment rencontré des représentants de haut niveau d’agences de l’ONU et ont discuté à plusieurs reprises de la mise en œuvre conjointe de projets dans le cadre du Fonds pour le développement mondial et la coopération Sud-Sud. Pourriez-vous nous présenter ce Fonds ? Par ailleurs, avec combien d’organisations internationales la Chine a-t-elle collaboré sur des projets financés par ce mécanisme, et combien de projets ont été mis en œuvre ?
Li Ming : En septembre 2015, lors du Sommet des Nations Unies sur le développement durable marquant le 70e anniversaire de l’Organisation, le président chinois a annoncé la création du Fonds d’assistance pour la coopération Sud-Sud, doté d’une contribution initiale de 2 milliards de dollars américains. En mai 2017, le président chinois a annoncé lors du Forum « la Ceinture et la Route » pour la coopération internationale que la Chine augmenterait son investissement dans le Fonds d’assistance pour la coopération Sud-Sud d’un milliard de dollars américains. En juin 2022, le président a annoncé lors du Dialogue de haut niveau sur le développement mondial que le Fonds d’assistance pour la coopération Sud-Sud serait intégré et transformé en Fonds pour le développement mondial et la coopération Sud-Sud, avec un montant supplémentaire de 1 à 4 milliards de dollars qui s’ajouterait aux 3 milliards de dollars existants.
Le Fonds pour le développement mondial et la coopération Sud-Sud privilégie les projets « petits mais intelligents », qui améliorent les moyens de subsistance des populations et produisent des résultats rapides. Ce fonds concentre ses investissements sur des domaines tels que la réduction de la pauvreté, la sécurité alimentaire et énergétique, la sécurité sanitaire publique, l’économie numérique, la connectivité numérique, le changement climatique et le développement vert, ainsi que la coopération en matière de développement des ressources humaines, aidant ainsi les pays en développement à mettre en œuvre le Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies. Dans le cadre de ce fonds, la Chine a mis en œuvre plus de 170 projets dans plus de 60 pays, en partenariat avec plus de 20 organisations internationales — notamment le PNUD, le PAM, l’UNICEF et l’OMS — au bénéfice de plus de 30 millions de personnes. Ces initiatives ont amélioré de manière tangible le bien-être des populations locales, renforcé les capacités de développement des pays bénéficiaires et insufflé une dynamique puissante à la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies.
Cette année marque le 10e anniversaire de la création du Fonds d’assistance pour la coopération Sud-Sud. Nous souhaitons faire de cette décennie un nouveau départ et invitons les organisations internationales à soumettre davantage de projets d’excellente qualité afin d’écrire ensemble un nouveau chapitre du développement commun.
Global Times : Depuis son entrée en fonction, l’administration Trump a mis fin aux activités de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), suspendu le financement de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et s’est retirée d’autres agences de l’ONU. Certains y voient une occasion pour la Chine de combler le vide laissé par les États-Unis et d’étendre sa présence dans le domaine de l’aide internationale. Quel est votre avis à ce sujet ?
Li Ming : Nous avons noté des ajustements apportés aux politiques d’aide concernées. Nous estimons que les grandes puissances doivent honorer leurs obligations internationales et assumer leurs responsabilités, en veillant à ce que ces ajustements politiques ne créent ni difficultés ni perturbations pour la communauté internationale — et en particulier pour les pays en développement — dans la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies.
L’aide à l’étranger ne doit pas être une arène de rivalité entre grandes puissances, mais une vaste tribune pour la coopération internationale. Il convient de consolider un paysage de la coopération internationale pour le développement où la coopération Nord-Sud constitue le canal principal et la coopération Sud-Sud un précieux complément. Les pays du Nord et du Sud doivent respecter le principe des « responsabilités communes mais différenciées », tirer parti de leurs atouts respectifs, élargir la coopération trilatérale et multilatérale, et promouvoir un nouveau type de relations Nord-Sud. Les quelques pays développés qui ignorent les défis mondiaux du développement, manquent à leurs obligations en matière d’aide au développement ou ne mettent pas en œuvre les consensus internationaux sur la coopération au développement, tout en cherchant à rejeter la faute sur autrui et en agissant à contre-courant de l’histoire, sont voués à l’échec.
Dans le cadre de son aide à l’étranger, la Chine adhère aux principes de non-ingérence dans les affaires intérieures d’autrui et d’absence de conditionnalité politique. Elle agit selon ses capacités tout en déployant tous ses efforts. La Chine privilégie la concertation sur un pied d’égalité et la coopération mutuellement bénéfique avec ses partenaires de développement. Elle ne recherche ni son propre intérêt ni à combler un quelconque « vide ». Quelles que soient les évolutions de la conjoncture internationale, la Chine, en tant que grande puissance responsable, s’engage à accroître les ressources consacrées à la coopération mondiale pour le développement ainsi qu’à préserver la continuité et la stabilité de ses politiques d’aide au développement. Déterminée à réduire le fossé Nord-Sud, la Chine honore ses engagements et tient parole, se tenant fermement aux côtés de la grande majorité des pays en développement et les soutenant résolument dans l’accélération de leur développement.
Associated Press of Pakistan : Dans le cadre de l’approfondissement de la coopération mutuellement bénéfique avec les États membres de l’OCS, quel rôle important la Chine a-t-elle joué pour promouvoir la connectivité régionale et favoriser un développement partagé, en menant des mesures concrètes telles que l’aide à la construction d’infrastructures, la formation technique et professionnelle, ainsi que le soutien à des projets visant à améliorer les conditions de vie des populations ?
Li Ming : La Chine accorde une grande importance à sa participation active à la coopération en matière d’aide au développement, tant sur le plan bilatéral que multilatéral, avec les pays concernés de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Elle s’efforce d’améliorer continuellement la qualité et l’efficacité de cette coopération afin de mieux servir les populations de ces nations et de favoriser un développement partagé. Ces dernières années, la Chine a mobilisé diverses ressources, notamment l’aide bilatérale, le Fonds pour le développement mondial et la coopération Sud-Sud, ainsi que le fonds spécial de l’Initiative pour le développement mondial (IDM), pour faire avancer de manière coordonnée aussi bien des projets phares que des initiatives de subsistance « petites mais intelligents ». À ce jour, près de 430 projets d’aide ont été réalisés dans les États membres concernés de l’OCS ; plus de 40 sont en cours de réalisation et 40 autres progressent activement. Ces projets couvrent des secteurs clés tels que la réduction de la pauvreté, les infrastructures, l’innovation scientifique et technologique, les technologies de l’information et de la communication, l’agriculture, la santé et l’éducation, stimulant ainsi efficacement le développement socio-économique et améliorant les conditions de vie dans les pays bénéficiaires. Par ailleurs, dans le cadre de programmes de formation et de développement des ressources humaines, la Chine a formé plus de 30 000 professionnels issus des États membres concernés de l’OCS.
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